vendredi 24 août 2007

Catastrophe diluvienne



Cinq bonnes minutes avant 17h, c'est à dire avant de quitter le bureau, je passe la tête par la fenêtre et constate avec joie qu'il ne pleut plus. Je rejoins le premier métro sans encombres, et navigue, grâce à la magie parisienne dans les couloirs, pour continuer à changer de métro, de RER... Arrivé à destination, je sors du RER (dernière ligne droite avant la maison), et constate à mon plus grand désarroi qu'il pleut. Pas grave, je ne me laisse pas démonter, je prends mon courage à deux mains et affronte la pluie jusqu'à l'arrêt de bus. Je ne m'arrête pas cette fois à la boulangerie et prend place sous l'abri de fortune. La pluie est trop battante, à ce moment là je suis d'ores et déjà mouillée de la tête aux pieds. Quarante bonnes minutes plus tard, je commence à m'inquiéter. Habituellement le bus passe tous les quarts d'heures. Certes, nous sommes en période de vacances, mais quarante longues minutes c'est beaucoup. J'entends qu'apparemment un accident sur l'autoroute bloque les bus...

Triste mine, il est alors 18h30 et le centre où je dois récupérer Théo est à une demi heure. Dépitée, je téléphone à Monsieur Chaton qui ne peut malheureusement pas se libérer plus tôt, et tente d'affronter la pluie, sans trop connaître le temps que je mettrais à pied pour rejoindre le centre. La pluie battante n'est certes pas le plus important, ce qui prime est de parvenir au centre à temps !

C'est donc sous la pluie battante que je prend mon courage à deux mains, et amorce ma longue marche pluvieuse (car il faut dire que depuis la sortie du métro, elle n'avait de cesse que de tomber plus fortement). La rage au ventre, je constate 5 minutes plus tard que le bus est enfin passé... J'ai l'air fine moi, trempée jusqu'au os, alors que le bus s'est décidé à passer. N'estimant ne pas pouvoir faire demi tour, le temps m'étant compté, j'en pleure (façon de parler) d'autant plus lorsque 5 minutes plutard un autre bus passe...

J'arrive donc, ruisselante au portes du centre de loisir, en constatant que j'ai cette fois 7 minutes pour attraper le bus. Si je ne parviens pas à l'avoir, dieu seul sait quand le prochain passera. Je veux bien marcher sous la pluie, mais j'ai des scrupules à demander à Théo de se mouiller également. Ravie d'enfin trouver le parapluie dans le fond de mon sac, mais également pestante de ne pas m'en être rendu compte plus tôt, je le confis à Théo, puisque moi, je suis déjà mouillée. Arrivée à 5 mètres de l'arrêt de bus, celui nous passe sous le nez. Enfin, comble de chance, le feu est au rouge, pour nous laisser passer nous, et faire patienter le bus. Bienveillant, la porte du bus s'ouvre pour faire entendre la voix du chauffeur :

- "Je te laisse entrer, su tu me dis bonjour Théo !"

Parce que parfois quand la malchance s'accumule, il faut bien un rayon de soleil de temps à autres, nous sommes tombés sur ce chauffeur de bus charmant, celui là même qui a une très bonne mémoire des noms...

Arrivée à la porte de la maison :

- "Théo, tu reste dehors deux secondes le temps que je te prenne en photo avec le parapluie ?
C'est pour montrer à mamie !"


Le temps de tourner le dos, pour tenter de récupérer l'appareil photo, sans trop mettre de l'eau partout, Théo est entré dans la maison, parapluie en mains, et chaussures trempées. Le résultat n'est guère élogieux, puisque Théo glisse et pleure a genoux, caché sous le parapluie, à pleurer à chaudes larmes.

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